Récolter l’eau de pluie pour économiser l’eau potable

ET CONCRÈTEMENT

Récolter l’eau de pluie pour économiser l’eau potable

 

Récolter l’eau de pluie pour économiser l’eau potable

Comme le rappelle l’association UFC-Que choisir, en France on consomme en moyenne 150 litres d’eau potable par personne et par jour… et 93 % de cette eau n’est consacrée ni à la boisson ni à l’alimentation. Or l’eau de pluie est une ressource gratuite, et sa collecte une solution simple, éco-logique et économique pour garder son jardin vert ou nettoyer ses sols.
Mais comment s’y prendre ?

 

Identifier les besoins

 

De l’arrosage du jardin à l’usage des toilettes, nous utilisons chaque jour des quantités d’eau potable qui pourraient être utilement remplacées par de l’eau de pluie, à condition de la récupérer et de la filtrer correctement. Il est d’abord important d’identifier les besoins. Le premier usage, celui qui requiert le moins d’équipement, c’est de récupérer l’eau pour laver sa voiture ou arroser les jardins.

Chez 3F, la politique est à la limitation : « on n’arrose pas les espaces verts, exceptés ceux sur dalle et les jeunes plantations le temps de leur installation », précise Antoine Saillard, responsable énergie équipements & sécurité chez 3F. « Il n’y a donc pas un énorme besoin en eau d’arrosage ». Par ailleurs, « il est important de conserver un accès au réseau de distribution d’eau en parallèle de la récupération d’eau de pluie, car il y a des décalages de temporalité : c’est quand on a le plus besoin d’eau d’arrosage qu’il pleut le moins ». Quand on a moins besoin d’arroser, il peut aussi être pertinent d’utiliser l’eau de pluie stockée pour le nettoyage des parties communes, après avoir opéré un filtrage macroscopique pour retirer les résidus les plus importants (feuilles, terre, etc.).

Une fois le besoin en eau de pluie identifié, et si on ne possède pas de jardin ou de toit permettant de récupérer l’eau de pluie, il faut, comme pour chaque projet qui touche aux parties communes, emporter l’adhésion des locataires, des gardien·ne·s, des équipes de proximité et des agences qui gèrent les logements.

 

Des récupérateurs aux cuves enterrées

 

Il faut décider, au cas par cas et en fonction du contexte, des aménagements à mettre en place. Les plus courants et moins coûteux sont les petits récupérateurs que l’on place au niveau des ca-banons et abris de jardin pour les potagers, ou alternativement au pied des immeubles quand la configuration et la disposition des gouttières le permettent. C’est le cas dans plusieurs résidences 3F comme à Poisy (Haute-Savoie) où, à l’initiative des locataires, le gardien Nordine el Ali a fait installer un récupérateur d’eau de pluie, ou bien encore à Orléans (Loiret) où l’installation d’un récupérateur a permis de redynamiser l’entretien des espaces extérieurs par les locataires.

Pour Antoine Saillard, une idée intéressante pour passer à l’échelon supérieur est d’utiliser les cuves enterrées, par ailleurs imposées dans le cadre des réglementations de certaines collectivités pour limiter les débits de fuites à la parcelle. Cette eau peut être réutilisée, comme c’est le cas dans l’une des résidences de 3F à Montfermeil (Seine Saint Denis) : « dans un jardin partagé, une pompe en lien avec la cuve enterrée a été installée. La pompe est située dans un local fermé à clé ; les locataires qui jardinent peuvent l’utiliser pour arroser. »

On peut aussi s’appuyer sur les caractéristiques topographiques de la parcelle. Dans une autre résidence, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), la résurgence d’une eau de source causait des problèmes d’inondations ponctuelles : le maître d’œuvre en charge de la requalification du site a proposé que la source soit remise à jour pour en faire un petit ruisseau décoratif au sein de la résidence, et dont l’eau pourrait, à terme, être utilisée pour un futur jardin partagé.

 

 

 

 

 

 

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